Inversement proportionnel 19


Je me dirige vers les toilettes de l’entreprise, la gorge serrée, la boule au ventre… dans ma tête, en boucle, toujours cette même interrogation :

Est-ce encore sur moi que va s’abattre la malédiction de l’essuie-main ?

Bien connue dans le monde de l’entreprise, je la surnomme « être au bout du rouleau ».

J’arrive devant ce tissu qui pend jusqu’au sol. Il est humide, sale… C’est ma ma bête noire, ma hantise.

Engrenage

Mais qui donc peut avoir créé un mécanisme aussi complexe pour que des êtres humains développent cette phobie du remplacement ?

Ce phénomène est aussi valable pour le papier toilette, mais curieusement la pénurie est plus rare. De là à en tirer la conclusion que mes congénères sont plus soucieux d’avoir les fesses propres que les mains sèches…

Lors d’une visite quotidienne en ce haut lieu, une nouvelle problématique est apparue. Je vous la soumets. Non pas parce que j’aime tout comprendre mais ce qui m’échappe me fait peur.

Il s’agit d’un dispositif de ce type là :

Objet diabolique

Lors de l’installation d’un nouveau rouleau, il faut veiller à ce que suffisamment de tissu soit disponible pour se sécher les mains dans de bonnes conditions (ni trop court, ni trop long). C’est important, oui. Il en va du bien être de chacun.

Il s’avère qu’au fil des utilisations (de ce même rouleau), la quantité de tissu à disposition a tendance à diminuer.

Je cherche donc une explication rationnelle.

Allez, comme je suis sympa, voici un petit croquis du comment fonctionne la bête :

Croquis

Vous avez 2h…

 

 


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19 commentaires sur “Inversement proportionnel