Les 10km de la Run In Crevette 5


Ce week-end, quelque part en Gaule… une petite ville résiste encore et toujours… a eu lieu la célèbre « Run In Lyon ».

J’y étais et j’ai couru (qui l’eût cru)… et je vous raconte tout ça.

 

lyonruninlyon

Dimanche matin : j’arrive (bien trop tôt, rapport à mon stress – le métro – la ville versus ma vie de provinciale, pour ne pas dire campagnarde) place Bellecour à Lyon.

Je prends donc le temps d’observer les gens qui s’activent dans tous les sens. Le soleil est là. Il fait un temps superbe pour courir, beau et pas trop chaud. Les groupes se rejoignent autour du cheval toujours triomphant. Tandis que la cathédrale de Fourvière veille religieusement sur la ville.

Je patiente en marchant de long en large sur l’immense place (bon sang qu’elle est grande) où les coureurs, bénévoles, supporters… grouillent autour des stands du village « RunInLyon ».

Je pose mon petit sac à la consigne et file pour un premier pipi. Les toilettes installées pour l’occasion sont agréables (car fournies en papier, savon, lavabo) et propres.

Ah tiens… le premier marathonien arrive… la foule l’acclame et l’applaudit.

Je retrouve enfin mes « parfaits » (Sophie et Mel) partenaires de course – deuxième pipi et nous rejoignons notre sas de « presque nuls » (Papa Cube si tu me lis…).

J’en profite pour faire un petit coucou à « Allo maman dodo » qui nous a accompagnés jusqu’au sas gris… (Et à son cher et tendre coureur). D’un peu plus, on se perdait ! Ce que l’histoire ne dit pas c’est que nous avons réussi à atterrir dans un sas qui n’était pas le nôtre…

Nous entendons les départs échelonnés des sas précédents et avançant, de rues en rues, nous voilà sur le quai :

5… 4… 3… 2… 1…

 

GO – Déclenchement des montres. C’est parti pour 10 km de bitume lyonnais.

1 km  Je ne vois pas passer ce premier kilomètre. Sophie et Mel, mes compagnons de galère de course sont à mes côtés. Nous essayons de prendre notre rythme en slalomant car le départ est clairement lent (rapport au nombre de coureurs non proportionnel à la largeur du quai Tilsitt).

2 km  Ça va.  L’ambiance est terriblement chouette : musique, sourires sur les visages des supporters…  coureurs heureux. On se croirait presque à la fête du slip de Saint Germain les branquignoles.

3 km  Le SAMU se fraie un passage, déjà des blessés…

4 km  Toujours avec mes 2 partenaires, le rythme est bon (même si supérieur à mon habitude). Je prends rapidement un verre d’eau (dont je me renverse la moitié dessus) et 3 morceaux d’abricot secs au ravitaillement et ne m’arrête pas.

5 km  Sophie commence à nous distancer avec un super rythme. Nous arrivons à l’entrée du tunnel de Croix rousse. Je sais que je ne la suivrai pas. Mel reste à mes côtés et me pousse un peu (beaucoup) dans un rythme qui n’est pas vraiment le mien, mais qui promet une belle performance (à mon niveau).

6 km  Ce tunnel est interminable. Je sais que beaucoup l’ont apprécié. Pour moi, ce sera la bête noire du parcours, pas d’air, une musique angoissante. Mais l’envie de voir « la lumière au bout du tunnel » (mouahahah) me permet de rester à une bonne vitesse. Je commence à dire à Mel que je ne tiendrai pas la course à ce rythme et qu’il peut filer rejoindre sa douce.

7 km  Après avoir retrouvé l’air libre, je me maintiens et me sens mieux.

8 km  Petit à petit les supporters se font plus nombreux, la rage de finir en moins de temps que l’an dernier me pousse à tenir mes 9.5 km/h. Je souris car je sens que je vais y arriver – à le battre, mon record.  Le passage aux terreaux booste le moral avec des encouragements, de la musique et plein de petites mains qui applaudissent. Juste ce qu’il faut pour tenir la « ligne droite de la mort » qui va suivre.

9 km  C’est dans cette ligne droite que j’ai faibli l’an dernier. Là, je suis mieux. Mes foulées régulières font avancer mon corps. Je suis sur pilotage automatique. Je sais que l’arrivée est proche mais que le dernier kilomètre peut s’avérer être le plus éprouvant.

10 km La foule présente sur les derniers  500 mètres me porte jusque dans mes retranchements. Je double en encourageant un petit groupe (deux porteurs + un enfant handicapé moteur). Mon souffle se coupe d’émotion ou de fatigue – ou des deux. Je me re concentre sur ma respiration et donne un dernier coup d’accélération pour franchir la ligne d’arrivée. HEUREUSE. Fatiguée…. Rouge…  mais HEUREUSE. Je retrouve Mel et Sophie qui sont là depuis 2 min. Le sourire ne me quittera pas de la journée… Je l’ai fait pour la deuxième fois cette #RunInLyon.

Je l’ai fait, mais en mieux.

runinlyon finisher

Rendez-vous l’année prochaine pour passer sous la barre des 1h00 ou qui sait… pour tenter le semi !

 


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5 commentaires sur “Les 10km de la Run In Crevette

  • Mel

    Tu aurais pu écrire  » qui NE sont là QUE depuis 2 minutes ». Tu ne vois se le côté où je t’ai poussée mais tu n’imagine pas à quel point cette position de pousseur et surtout le fait que tu ne lache pas m’ont permis de conserver un souffle parfait pour ne pas faiblir et avoir l’air ridicule. Ca m’as permis aussi de faire ma performance finale en rejoignant Sophie (que je n’aurait jamais suivie à ce rythme pendant 7km) pour qu’on finisse finalement tous les 3 dans un mouchoir de poche. Tu as aussi, dans t’en rendre compte mon pousseur à moi. Merci et encore Bravo !!!