Les gens 2


Les gens…

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Les gens font partie de la vie, par conséquent (aussi dingue que cela puisse paraitre) de la mienne aussi. Je me surprends souvent à répéter cette adage : « Je n’aime pas les gens ».

J’affectionne cette expression même si au final, elle est assez, voire complètement, fausse.

Disons que je n’aime pas être forcée d’être en présence de personnes que je n’ai pas choisies. Ce qui est complètement irrationnel et contradictoire me direz vous… car comment aurais-je pu me faire des amis si je n’avais jamais côtoyé de nouvelles personnes… (Je ne suis – presque – pas folle vous savez).

Parmi tous ces gens que j’ai pu rencontrer – je relèverais plusieurs catégories.

Les gens qui passent : « même moitié dans leurs godasses et moitié à côté… ». Ceux que je croise rapidement, qui ne laisseront pas forcément en moi un souvenir impérissable mais que j’ai, malgré tout, observés, écoutés un instant. Ceux avec qui il n’y a pas forcément la petite étincelle qui fera qu’un lien se crée.

Ceux qui passent et s’effacent…

Je mettrais aussi dans cette catégorie, ceux qui passent mais ne s’effacent pas. Ceux qui m’ont marquée. Ceux dont la rencontre a gravé une image – un mot – une phrase. Ceux que je n’oublierai pas parce qu’ils m’ont, à un moment donné de ma vie, apporté quelque chose de beau, de fort.

Ceux qui passent et laissent une trace…

Les gens qui osent : ceux qui sont venus à ma rencontre. Ceux qui osent réaliser leur rêves. Ceux qui vont loin avec cette audace et/ou courage. Ceux que la peur n’arrête pas. Ceux que j’envie parfois.

Ceux qui osent aller au bout des choses…

Les gens qui partent : trop tôt ou trop loin. Ceux que je ne reverrai pas ou trop peu. Ceux que j’aurais voulu retenir mais qui ont filé.

Ceux qui partent en laissant un vide.

Les gens qui restent : ceux avec qui un jour… « la mayonnaise a pris ». Ceux dont je ne me passerais point et qu’on ne voudrait jamais qu’ils deviennent ces « gens qui partent ».  Ceux avec qui je ris, je pleure, je vis. Ceux qui occupe une place de choix en moi – place que je garde bien au chaud pour qu’ils s’y sentent bien et jamais ne s’échappent.

Ceux qui restent et font que la vie est tout de même bien jolie.

Les gens qui arriveront : ceux que je vais avoir le plaisir (ou pas) de rencontrer sur mon chemin. Ceux qui partiront ou oseront rester 😉 … peut être ceux qui ne passeront que… qui sait ?

Ceux qui arriveront et rejoindront tous les autres. Ceux qui font et feront – qu’en y regardant de plus près…

… je les aime « ces gens ».

« Les gens qui doutent »  :  « Ceux qui trop écoutent… leur coeur se balancer…  » chanson d’Anne Sylvestre qui m’a inspiré ce billet et que j’essaie d’apprendre, tant bien que mal, pour l’audition de fin d’année  – prenez le temps de lire les paroles plus bas.

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Apprentissage…

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J’aime les gens qui doutent
Les gens qui trop écoutent
Leur cœur se balancer
J’aime les gens qui disent
Et qui se contredisent
Et sans se dénoncer

J’aime les gens qui tremblent
Que parfois ils nous semblent
Capables de juger
J’aime les gens qui passent
Moitié dans leurs godasses
Et moitié à côté

J’aime leur petite chanson
Même s’ils passent pour des cons

J’aime ceux qui paniquent
Ceux qui sont pas logiques
Enfin, pas « comme il faut »
Ceux qui, avec leurs chaînes
Pour pas que ça nous gêne
Font un bruit de grelot

Ceux qui n’auront pas honte
De n’être au bout du compte
Que des ratés du cœur
Pour n’avoir pas su dire :
« Délivrez-nous du pire
Et gardez le meilleur »

J’aime leur petite chanson
Même s’ils passent pour des cons

J’aime les gens qui n’osent
S’approprier les choses
Encore moins les gens
Ceux qui veulent bien n’être
Qu’une simple fenêtre
Pour les yeux des enfants

Ceux qui sans oriflamme
Et daltoniens de l’âme
Ignorent les couleurs
Ceux qui sont assez poires
Pour que jamais l’histoire
Leur rende les honneurs

J’aime leur petite chanson
Même s’ils passent pour des cons

J’aime les gens qui doutent
Mais voudraient qu’on leur foute
La paix de temps en temps
Et qu’on ne les malmène
Jamais quand ils promènent
Leurs automnes au printemps

Qu’on leur dise que l’âme
Fait de plus belles flammes
Que tous ces tristes culs
Et qu’on les remercie
Qu’on leur dise, on leur crie :
« Merci d’avoir vécu

Merci pour la tendresse
Et tant pis pour vos fesses
Qui ont fait ce qu’elles ont pu »


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2 commentaires sur “Les gens