« AZERTY » de son petit nom 8


Sur mon clavier il y a, sélectionnés sur le volet :

– La lettre [E] qui souhaiterait retrouver sa jeunesse. Celle dont le temps et les frappes répétées ont terni la couleur. Il ne te reste que quelques traces de ta beauté d’origine. Très féminine, je te promets un bel avenir entourée de consonnes et voyelles dans de beaux billets futurs.

– Le trio [Ctrl]+[Alt]+[Suppr] qui lors de plantages intempestifs m’a empêchée de sombrer dans la folie en me permettant de « guillotiner » le méchant programme en cours d’exécution qui ne daignait pas répondre…

– Le [!] : ma ponctuation préférée. Quand à la fin d’une phrase je tape frénétiquement sur toi, petit point d’exclamation, c’est que je souhaite faire partager à la terre entière mon excitation, ma surprise, mon étonnement, ma consternation… !!!!!!

L’[Impécr] :  toujours là pour rendre service. Comme ce téléphone que tu dégaines pour immortaliser une image, une scène. La première fois que l’on s’essaie à ta fonction… tu nous déstabilises, nous cherchons partout l’image que tu es censée avoir captée, en vain… jusqu’au moment où tes compères [Ctrl]+[V] vont la faire apparaître, accidentellement, au milieu de nulle part, et là tu te dis : Ahhhhhhhhhhhhhhhhhh mais ça marche comme ça. Non mais c’est génial !

– L’[@] : nécessaire à toute communication par la voie du Net qui depuis mon inscription sur Twitter a pris une importance capitale ! @toi ma follower du premier jour. @toiaussi à qui je réponds régulièrement dans un espoir que tu me follows également. Ça y est je suis atteinte de la followeet aiguë…

– Le [#] : tu as attendu gentiment la création de Twitter afin de t’épanouir pleinement. Tu n’es pas facile à réaliser au début… tu obliges à une gymnastique « doigtesque » jusqu’au jour où tu comprends que tu as deux mains ! C’est plus simple à deux mains quand même, non ?

Là je vous imagine bien, tous et toutes, en train de penser à votre collègue de travail ou parent qui arrive péniblement à taper une lettre après l’autre l’index pointé vers les touches, la tête faisant des « oui » du clavier à l’écran : moqueur/euse va !

– Les [(] [)] qui suivent mes humeurs tout au long de la journée. Je vous associe à ces fameux [:] [;] et [-] pour qu’apparaissent à l’écran mes smiley favoris.

Il y a aussi un brin de poussière, témoin d’un laisser-aller entre deux utilisations.

Puis il y a mes petits doigts qui se baladent régulièrement d’une touche à l’autre afin de composer cette mélodie de « tac, tac, toc, tic, tac… ».
De ces accords va naître un texte, que je relirai, et relirai encore avant de me dire « je le publie ou non ? Allez je me lance… »

Ne m’en voulez pas, vous, les 87 autres touches (oui je suis une malade, je les ai comptées), je ne pourrais rien faire sans vous.

Et en ce qui concerne leur associée, la petite souris : il y aurait tellement à dire sur toi que je vais me garder ton histoire sous le coude pour, qui sait… peut-être un prochain billet !

ArticlepubliéSobusygirls


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